Seb et ses galloiseries

25 décembre 2018

Joyeux noël !

Bonjour à tous !

C'est noël, c'est le jour des cadeaux ! Je voulais écrire un article pour l'occasion, mais je n'ai pas trouvé de sujet. Et finalement, je me suis dit que j'allais, à mon échelle, tenter de contribuer à l'éternelle expansion du monde des super-héros.

Il y a un peu plus d'un an, j'ai publié un article traitant des super-héros libres de droits, pouvant être utilisés par n'importe qui sans risque au niveau légal. Ceux-là incluaient des personnages créés spécifiquement pour être utilisés par les créateurs qui le désiraient.

Eh bien, c'est ce que je vous propose aujourd'hui. Ces personnages ont été créés via divers sites/jeux, à savoir "Superhero Generator", "Heromachine" et "Champions Onlin". Je leur ai attribué des noms, et pour certains des pouvoirs et des débuts de descriptions. Et ils sont parfaitement libres. Chaque auteur le désirant peut s'en inspirer, ou les utiliser directement, dans ses oeuvres, en me mentionnant comme créateur original.

Voici donc lesdites créations, en espérant que, si elles ne vous inspirent pas, elles pourront au moins vous plaire !

Cryptid

Cryptid

 Certains bannissent les démons et les fantômes grâce à des exorcismes. Cet homme a plutôt pris le parti de les massacrer avec ses armes sanctifiées. Il parcourt le monde, intervenant lorsque les méthodes des prêtres se révèlent inefficaces face aux forces malfaisantes.

Lady Slaughter

Lady Slaughter

Séductrice.

Elégante.

Dangereuse.

Lady Slaughter, voleuse et tueuse de renommée internationale, peut manipuler les molécules de son corps et de ses vêtements pour de nombreux usages : prendre une autre apparence, s'infiltrer dans des lieux imprenables, modifier sa densité ou, comme sur cette image, générer des armes mortelles.

LeFay

LeFay

Héritière spirituelle de la légendaire Morgane Le Fay, ou Fée Morgane, LeFay est une enchanteresse de talent, capable de lancer aussi bien des sorts offensifs et défensifs que des malédictions.

Senseï

Sensei

Doté du pouvoir de voir à travers la matière, Senseï est un maître de l'infiltration, adepte du combat à mains nues ou armé de son long bâton.

Wormhole

Wormhole

Quoi qu'il se cache derrière un trou noir, Wormhole en est un représentant. Apparu dans l'univers du jour au lendemain, il demeure constamment muet. Son corps, entièrement noir, semble totalement inatteignable pour toute lumière.

En plus d'une puissance physique sans équivalent, l'énergie qu'il manie n'est pas sans évoquer la chaleur d'un soleil.

Overload

Overload

Overload est un jeune homme survolté, maniant l'électricité pour se déplacer à la vitesse de l'éclair, ou pour de nombreux autres usages de toutes sortes.

Inferna

Inferna

Un pacte avec les forces démoniaques, plus un refus de payer sa dette, ça ne rend populaire ni avec les gentils, ni avec les méchants. Inferna lutte pour trouver un équilibre, utilisant les pouvoirs qui lui ont été conférés : la maîtrise des flammes de l'Enfer, la connaissance de nombreux sorts et la possibilité d'invoquer des démons mineurs qu'elle peut contrôler pour de nombreux usages.

Maginax

 

Maginax

Certains utilisent la magie pour devenir des sorciers, faisant appel à des sorts très complexes et parfois subtils. Maginax a choisi l'approche brute, se dotant d'une immense puissance pour adopter le rôle de défenseur de la Terre. Bien qu'ayant mis plus d'emphase sur le combat physique, ses connaissances des arts mystiques lui permettent de faire face à toutes sortes de situations.

Void Traveler

Void Traveler

Cet extraterrestre aux connaissances immenses traverse l'univers grâce aux portails qu'il peut générer à volonté, accordant son savoir et ses conseils, voire même son pouvoir, à ceux qui en ont besoin, et qu'il juge dignes selon ses propres critères. Il est l'ami de tous, au-delà du bien et du mal ; et peu d'êtres dans le cosmos ont envie de s'en faire un ennemi.

Behem

 

Behem

Créé pour combattre, Behem est un colosse, chacun de ses bras doté d'une force prodigieuse. Son unique but est de démolir tout ce qui est mis sur son chemin et désigné comme cible.

 

Red Owl

Red Owl

Elle survole les cieux dans la nuit, sa combinaison la dissimulant presque totalement à la vue. Tel un rapace, elle fond sur ses cibles, qu'elle frappe de ses griffes métalliques.

 

L'Enfant de la Patrie

 

 

CaptainFrance

Face à la domination américaine en matière de super-héros, la France a décidé de réagir et de se doter de ses propres surhommes. L'Enfant de la Patrie est le premier résultat de ces efforts. Cliché au possible, il n'en demeure pas moins surpuissant et à même de défendre la France face à ceux qui la menacent. En effet, il a été doté des pouvoirs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité ; plus concrètement, il est immunisé contre toute forme de contrôle mental, il peut accorder à d'autres personnes une force comparable à la sienne, et sa simple aura peut apaiser la colère et contrecarrer les sentiments de haine.

Ghostblade

 

Ghostblade

Silencieuse, invisible, inodore, elle semble être l'assassin parfait. La couleur de son costume peut changer d'une simple commande mentale, et, pour couronner le tout, elle peut générer toutes sortes d'épées, aux lames de toutes tailles, totalement incassables, pour éliminer ses adversaires.

Stealthy

 

Gunner

Vêtu d'une tenue lui permettant de se rendre invisible et de lunettes à vision nocturne, il est capable d'infiltrer les lieux les plus dangereux. Sa formation à toutes les techniques commando lui permet de neutraliser ses cibles silencieusement et efficacement.

Lion Racer

Racer

 

Solitaire, il parcourt les routes sur sa moto, faisant parler ses poings lorsque cela est nécessaire.

Sky Ranger

Sky Ranger

Parcourant les cieux, il met sa prodigieuse puissance au service de l'humanité, travaillant de concert avec tous les gouvernements du monde face à tous types de menaces.

Spider Hunter

Spider Hunter

Ce sinistre personnage ne semble avoir que des mauvaises intentions envers absolument tout ce qui croise sa route. Doté d'une armure résistante pouvant se fondre dans son environnement et augmenter ses capacités physiques et de huit pattes mécaniques, il traque ses proies pour les piéger dans sa toile et les dévorer. Sa nature reste encore aujourd'hui inconnue, mais son visage seul indique clairement qu'il est tout sauf humain.

 

AG-X2

AG-X2

 Anciennement humain, suite à un grave accident, il a été presque intégralement reconstruit et est devenu AG-X2, premier prototype fonctionnel d'un nouveau genre de cyborgs combattants.

 

Anansi

Anansi

 Espiègle et fourbe, Anansi, inspiré par un ancien conte, utilise ses pouvoirs d'illusion pour se sortir de toutes les situations.

 

Dark Arrow

Dark Arrow

Dark Arrow allie une habileté à l'arc sans équivalent à la capacité de se téléporter sur de courtes distance, faisant de lui un adversaire quasiment insaisissable.

Dracea

Dracea

 Héritière d'un ancien clan doté de sang de dragon, Dracea utilise les nombreux pouvoirs attribués à cette créature mythique.

Golden Carbon

Golden Carbon

 Soldat à l'armement futuriste, Golden Carbon n'hésite pas à prendre toutes les mesures qui s'imposent pour neutraliser ses adversaires. Impitoyable, brillant stratège et combattant exceptionnel, sa simple vue est annonciatrice de malheur pour quiconque est dans sa ligne de mire.

 Promethian

Promethian

 Un sorcier maléfique âgé de plusieurs milliers d'années, Promethian a vu s'effondrer de nombreuses civilisations - et a contribué à l'effondrement d'un certain nombre d'entre elles.

 

 

Joyeux noël à toutes et à tous !

 

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12 novembre 2018

La nuit où Stan lee est mort

J'ai passé dix minutes à réfléchir à comment formuler ça. Prendre un ton léger, peut-être. Après tout, c'était un monsieur plein de vie, gai et dynamique.
Mais quand ça veut pas, ça veut pas.
Il y en a qui le voyaient comme un dieu vivant et un des grands auteurs du vingtième siècle. D'autres le voyaient comme un escroc et un fainéant qui s'accaparait le travail des autres. Je pense que la vérité est quelque part entre les deux. Mais ce qui est indéniable, c'est que si Marvel a un visage, c'est bien le sien. Et encore, Marvel... les super-héros, même, tant il a été colossal. Aucun auteur de comics n'a tant marqué les esprits que ce gentil vieux monsieur à l'énergie inépuisable, toujours prêt à rire et faire rire. Quoi que l'on puisse dire de son intégrité et son talent créatif, s'il n'avait pas été là, s'il avait été différent, les super-héros ne seraient pas ce qu'ils sont aujourd'hui. Que dis-je, la bande-dessinée ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui.
Il a vendu du rêve à des millions et des millions de personnes à travers le monde pendant 60 ans.
Adieu, Stan. Vous nous manquerez.

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06 novembre 2018

Qui sait ce qu'on peut trouver au détour d'une rue...

J'ai une question pour vous : aussi irrégulières soient mes publications, est-ce que vous aimez mon blog ?

 

 

Inutile de répondre directement, je ne vous entends pas.

Mais je vais supposer que, puisque vous êtes en train de lire ceci, soit vous êtes tombés dessus par hasard, soit vous n'aimez pas mais avez vraiment, vraiment trop la flemme de faire quelque chose de plus constructif, soit vous aimez ce que je fais.

Si c'est le cas, que diriez-vous de lire un livre que j'aurais écrit ?

Un peu de contexte pour débuter :

Les super-héros et autres justiciers ont marqué ma vie d'une façon difficilement imaginable. Au point que lorsqu’est née chez moi la vocation de devenir écrivain, il était impensable que je n’écrive pas mes propres œuvres de super-héros.

Et en octobre est paru mon tout premier recueil, Légendes Urbaines.

Légendes Urbaines IMMAT

Trois personnages, trois histoires, trois destins. Les premiers d’une longue lignée. Des héros ordinaires, qui vont vous préparer à en découvrir d'autres... extraordinaires. C'est le début de ce que j'espère être une longue carrière, la concrétisation d'un projet qui remonte à loin, et une porte ouverte sur mon imaginaire.

Le livre est disponible à la vente sur le site de la maison Evidence Editions : https://www.evidence-boutique.com/clair-obscur/legendes-urbaines

Attention tout de même : un livre à ne pas mettre entre toutes les mains.

Pour ceux d’entre vous à qui il prendrait l’envie de lire cette première œuvre, j’espère que vous y prendrez du plaisir. Et je vous invite bien sûr à me faire parvenir vos retours, soit ici, soit sur des sites comme Amazon ou Babelio.

Je vous souhaite une bonne lecture, et, comme on dit, "Bienvenue dans mon monde" !

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19 septembre 2018

La Nope

Je ressors tout juste du film « La Nonne ».

La Nonne

 

Je ne prétends pas écrire un avis complet. Pour résumer, disons que bien que ce fut un divertissement correct, je dois être trop habitué aux films de fantômes, parce que je parvenais à voir venir chaque jumpscare à des kilomètres.

Prenez des risques,  chers producteurs !

Sur ce, passons au sujet qui m’a fait prendre la plume pour ce petit article.

Oui, écrire à la plume sur un écran d’ordinateur. Je suis formidable à ce point.

Attention, spoilers imminents.

« La Nonne » s’inscrit dans l’univers cinématographique qui entoure la franchise « The Conjuring ». Univers pour lequel j’ai beaucoup d’affection, car ça fait toujours plaisir de voir une franchise de films fantastiques autre que Marvel ou DC qui marche.

Ou marche-t-elle ?

Voyez-vous, c’est un très gros défi qu’il faut relever chaque fois qu’on se propose de créer un univers fictif étendu, surtout s’il se base sur la magie, la science ou le supernaturel en général : créer des règles et s’y tenir. Quitte à faire de gros efforts d’imagination si l’on veut faire durer une intrigue, afin que les héros ne se retrouvent pas avec le moyen de régler le problème face à eux et évitent de s’en servir… sans raison.

L’équipe en charge de « La Nonne » n’a pas fait cet effort. Et une fois que je m’en suis rendu compte, j’ai eu du mal à l’oublier pour profiter pleinement du film.

Dans « Conjuring 2 », on apprend que connaître le nom d’un démon donne du pouvoir sur lui, et que le prononcer devant lui équivaut à un insta-kill ; il est renvoyé en Enfer comme un suppositoire. C’est comme ça que Lorraine Warren, ni religieuse, ni exorciste, parvient à se débarrasser du démon Valak, le méchant du film.

C’est un élément important, répété plusieurs fois, et qui intervient pour régler la situation.

Or, dans « La Nonne », le nom de Valak est révélé vers la moitié du film à un personnage autrement plus qualifié qu’une « simple » démonologue pour botter des fesses infernales. Et lorsque ce  personnage supposément expert dans la lutte contre le surnaturel, équipé de ce qui a été montré comme étant l’arme ultime face aux démons, se retrouve en présence de la créature… il se barre.

Dès que j’ai vu le nom de Valak écrit si tôt dans le film, j’ai su que cette règle pourtant essentielle dans un autre volet serait bafouée sans pitié dans celui-ci. Et pourtant, quand c’est arrivé sous mes yeux, je me suis tapé la main sur la tête.

Entendons-nous bien, n’en déplaise à l’Odieux Connard, je suis de ceux qui pensent que dans une œuvre qui se veut avant tout divertissante, surtout si elle implique le surnaturel, il est inévitable qu’à certains moments, des personnages, ou l’intégralité, se montrent peu pragmatiques, voire carrément cons. Mais oublier une règle pourtant fondamentale, qui, dans une situation similaire à celle présentée dans ce film, a littéralement résolu tous les problèmes, est une erreur de scénariste amateur. Pour vous donner une idée du manque de cohérence que cela représente, c’est comme si LE PERSONNAGE AYANT RAMENÉ DARK FUCKING VADOR À LA LUMIÈRE ENVISAGEAIT DE TUER SON NEVEU PARCE QU’IL EST DANS SA PHASE EMO !

Fake Luke 2

(TU. N'ES. PAS. LUKE. SKYWALKER !)

Ahem. Pardon. Je suis encore en train de m’en remettre.

Bref.

Bien sûr, personne n’est omniscient. Tout auteur, scénariste, réalisateur, peut laisser passer des erreurs ici et là. Mais respecter à la lettre les règles que l’on a établies pour son univers est une opportunité de se forcer à user de son imagination pour trouver les astuces nécessaires au développement de l’histoire. Ou mieux encore, laisser les personnages et l’univers guider le déroulement des évènements, quitte à partir dans des directions rarement explorées. Faire mourir le héros à la moitié du film, pourquoi pas. Des auteurs comme George R.R. Martin ont eu cette audace, ce qui n’a pas réussi à tuer leurs œuvres, bien au contraire.

Quoi qu’il en soit, profitez de la nonne… euh… de « La Nonne », voilà, comme d’un divertissement simple, car je pense que, tout convenu qu’il soit, il est loin de mériter de se faire démolir complètement par la critique et le box-office.

The last jedi

(Contrairement à ÇA !)

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13 septembre 2018

Justice League

Bonsoir,

Bien que je tente de réprimer ce côté putaclic qui compte sur les sorties récentes pour créer des articles rapides, je ne peux résister à l’envie de partager avec vous un rapide résumé de mes impressions sur Justice League, le dernier film en date du DC Extended Universe, que j’ai vu aujourd’hui même.

Commençons donc sans plus attendre :

Le scénario :

-Poreux à certains endroits, c’est rien de le dire. Certains éléments interviennent en étant peu ou pas expliqués. Il y a de même des moments présents dans les bandes-annonces qui ont disparu comme par magie et qui auraient pu aider à ne pas se dire « Hey, mais d’où ça sort, ça ? ». Réservés à une Ultimate Edition peut-être ?

-Certains éléments, au contraire, sortent de nulle part et sont amenés assez grossièrement pour développer à moindres frais les nombreux personnages encore inexplorés. Peut-être que des films individuels auraient été utiles pour pouvoir s’épargner ça…

-Assez classique dans l’ensemble. Si vous avez vu Avengers, Avengers : Age of Ultron ou Suicide Squad, les grandes lignes vous rappelleront peut-être quelque chose. On sent clairement à quel moment Zack Snyder a passé la main à Joss Whedon, qui n'a pas pu s'empêcher de faire du Joss Whedon en espérant que ça ne se verrait pas.

-Léger et édulcoré. Vous voulez du sous-texte social, politique, religieux, des enjeux lourds, un fil rouge implicite ? Tant pis pour vous, fallait pas demander plus de légèreté et un univers moins sombre en regardant Batman V Superman !

-Des simplicités permettant au film d’avancer, dont une digression particulièrement grossière par rapport à l’intrigue, qui aide les héros tout en aidant les méchants, mais c’est pas grave parce que ça aide encore plus les héros au final. Le vieux coup du « Fallait pas que ça arrive, mais maintenant que c’est arrivé c’est tant mieux parce que ça nous donne un moyen tout trouvé de gagner ».

-On retombe dans le défaut de la version cinéma de BvS, à savoir enchaîner des intrigues autour de personnages qui n’ont rien à voir et nous les livrer petit bout par petit bout, nous coupant dans l’immersion. L’avantage, c’est que contrairement à BvS, la réunion de ce beau petit monde a lieu bien plus tôt.

-Pourtant, dans l’ensemble, ça fonctionne plutôt bien. Les personnages gagnent rapidement une personnalité, on entre dans le vif du sujet, il n’y a que peu de lourdeurs (mais il y en a dont on aurait totalement pu se passer).

-Steppenwolf est inexistant. Il est juste là pour qu’il y ait un méchant, et donc un film. Je ne dis pas qu’il faudrait relativiser sa méchanceté, l’expliquer, ou en faire une figure tragique. Mais pitié, c’était pas trop mal parti avec Zod et Luthor, alors ne mettez pas de côté la personnalité de vos méchants, encore moins leur présence.

-L’une de mes plus grosses sources de questionnement concernant le DCEU jusque-là était le traitement de Superman. Or, ici, Superman est parfait.

-On se concentre un peu trop sur Superman à des moments où on devrait avoir autre chose en tête…

-Des références particulièrement bienvenues à un univers plus large qui se développera encore à l’avenir.

-Deathstroke.

La musique :

-La réutilisation subtile et efficace des anciens thèmes de Batman et Superman est bien vue.

-Dommage que le DCEU ait déjà des thèmes pour Batman et Superman, dont on n’entend pas une note ici.

-On signale la disparition de compositeurs originaux. Si vous en trouvez, avertissez immédiatement la Warner avant qu’on se retrouve avec le même genre de musique quasi-invisible avec très peu de moments distinctifs du MCU.

Les images :

-Zack Snyder a ENFIN appris à mettre des couleurs vives sur des costumes de super-héros.

-Les couleurs, vives sans être criardes, rendent les images particulièrement belles.

-L’action est fluide et lisible.

-La réalisation en général, avec sa recherche esthétique poussée, notamment grâce aux couleurs dont manquaient les premiers films, couplées à des angles et des mouvements de caméra propres au style de Zack Snyder, donne l’impression de regarder un film à part entière, plutôt qu’une retranscription toute bête de ce qui se passe dans l’histoire, comme dans le MCU.

-Est-ce que j’ai parlé des couleurs ? Parce qu’elles sont vraiment magnifiques.

 

Au final : Je pourrais donner l'impression de trouver plus de points négatifs que positifs. Et, en termes de quantité, ce n'est pas tout à fait faux. Pourtant, ça ne m'a pas empêché de trouver un côté jouissif au film.

DC assume complètement la transition qu’on voyait venir depuis Batman V Superman, vers un univers plus léger, plus manichéen, avec des gentils qui sont gentils pour être gentils et des méchants qui sont méchants comme ça, se débarrassant ou atténuant les thèmes qui ajoutaient de la profondeur à BvS.

Heureusement, ladite transition a été aidée par le carnage qu’était Suicide Squad et les quelques maladresses de Wonder Woman, qui ont servi de tests. Ce qui permet à Justice League d’être un film stable, qui sait ce qu’il veut, être un divertissement. Et à ce niveau-là, il fait le café. Les images sont prenantes, le scénario simple, on passe un bon moment sans se prendre la tête. En tout cas, J'AI passé un bon moment sans me prendre la tête.

On accueille donc Justice League comme le début d'un DCEU où l’on troque l'ambition de réaliser des grands films, direction qu’avait prise BvS, contre celle de divertissements épiques et agréables. Ce qui, selon moi, n’est pas si mal au vu du résultat. Il ne vous reste plus qu’à vous faire votre propre avis.

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07 juillet 2018

Les vilains à la française

Ce n’est pas un secret pour les fans : un bon super-vilain contribue à environ 60% de la qualité d’une bonne histoire de super-héros. Et si dans les comics américains on retrouve le Joker, Lex Luthor et autres Dr Fatalis, ici en France, nos super-héros nationaux n’ont pas été opposés à des ennemis capables de marquer durablement les esprits.

Or, la France, avec sa culture riche et ses auteurs à l'imagination fertile, a largement de quoi fournir des méchants qui pourraient devenir aussi iconiques que ceux affrontés par les héros des Etats-Unis. Nous avons même déjà d’excellentes bases disséminées ici et là dans notre fiction. Et si l’homme qui rit a pu donner le Joker, Dr Jekyll inspirer Double-Face et Loki devenir… eh bien, Loki…, les méchants de la fiction française peuvent bien être adaptés aux histoires de super-héros.

Pour vous donner quelques idées, voici des exemples de ce qu’a pu produire l’imagination à la française depuis le vingtième siècle :

Fantômas

Fantômas

S’il ne fallait retenir qu’un méchant français, ce serait l’insaisissable Fantômas. Créé par Pierre Souvestre et Marcel Allain dans une série de romans, il est devenu une icône. Génie du crime et maître du déguisement, il a déjà connu une modernisation dans une trilogie de films bien connue mettant en scène Jean Marais et Louis de Funès. Un mélange entre le Caméléon et Lex Luthor, il serait un adversaire coriace pour n’importe quel super-héros, peu importe l’époque.

Belphégor 

Belphégor est un personnage au nom inspiré d’un démon de la démonologie chrétienne, lui-même tiré de Baal Phégor, un dieu mentionné dans l’Ancien Testament. Cette version a été brièvement vénérée par les Hébreux menés par Moïse, et le démon chrétien inspire à ses victimes des découvertes supposées leur apporter fortune et gloire. Et accessoirement, c’est le démon devant lequel on défèque.

Belphégor démon

C’est pas une base idéale pour créer un super-méchant ?

C’est ce qu’a dû penser le romancier Arthur Bernède, qui en 1927 a publié un roman ayant donné lieu à la création d’une toute nouvelle version du personnage.

Belphégor

Fantôme, simple criminel, esprit d’une momie, démon, Belphégor est reconnaissable par sa tenue noire comme la nuit et son masque. Un auteur pourrait en faire un simple bandit masqué affrontant un super-détective, ou un esprit surpuissant pouvant donner du fil à retordre au plus puissant des héros.

L’Ogre aux bottes de sept lieues

Ogre

Et pourquoi pas ? Super-héros comme super-méchants ont été tirés du folklore de différents pays. Thor chez Marvel n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Et le grand méchant du Petit Poucet dispose de toutes les qualités pour faire passer un mauvais quart d'heure à un héros ou deux. Incarnation du mal, impitoyable, mangeur d’enfants, et chaussant des bottes lui donnant des pouvoirs, il suffirait de peu de choses pour transformer ce méchant classique en un super-vilain digne de ce nom.

L’Alchimiste

Alchimiste

Celui-là, vous ne le connaissez peut-être pas. Il s’agit du méchant du film « Vidocq », réalisé par Pitof et sorti en 2001, avec Gérard Depardieu dans le rôle du détective. Le film est retenu pour plusieurs raisons, telles que sa supposée absence de qualité, et le fait que c’est le premier film, ou l’un des premiers, dans le monde, à avoir été tourné entièrement avec une caméra numérique. Moi, je le retiens pour le personnage de l’Alchimiste.

Créature hantant les tréfonds de Paris, l’Alchimiste est une légende urbaine aux nombreuses victimes. Son identité est dissimulée par un masque qui reflète ceux qui le regardent et, selon la légende, si votre reflet est pris, c’est votre âme qu’il dérobe. Là où les personnages précédents pourraient recevoir quelques modifications pour être transformés en super-vilains, celui-ci est déjà tout prêt.

 

Les auteurs de super-héros français ont proposé bien des concepts intéressants, entre un bossu qui se transforme en homme-lumière, un trio de savants-insectes et le plus breton des héros, un renard-garou. Mais même ceux qui se sont intéressés en profondeur aux super-héros français peuvent passer un bon moment à essayer de se souvenir des noms des ennemis affrontés par ces personnages. Pourtant, il suffirait de peu pour créer des antagonistes rivalisant avec les méchants américains et pouvant donner des histoires épiques. Ce qui, en retour, ne pourrait que servir les héros dont les histoires sont racontées, car après tout, la grandeur d'un héros ne se mesure réellement qu'à la qualité des obstacles qu'il rencontre.

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22 avril 2018

Jésus en armure : le paladin dans World of Warcraft

Pour les deux personnes que ça intéresse, lorsque je ne travaille pas ou ne sèche pas sur l’écriture de mes livres, je fais du jeu de rôle sur World of Warcraft. Plus spécifiquement, je joue un paladin.

Pour ceux qui ne connaissent pas, un paladin est un combattant qui utilise la Lumière, une énergie positive faite pour soigner ou infliger des dégâts.

Ce petit article que je vous propose n’a pas du tout pour ambition de servir de guide sur la façon de jouer un paladin. Après tout, je n’ai pas la science infuse sur le roleplay. Il s’agit plutôt de ma contribution à ce débat particulièrement houleux parmi la communauté, basée sur mes expériences et mes connaissances.

Je préfère le préciser d’emblée : cet article traitera presque uniquement des paladins du côté de l’Alliance. En effet, je n’ai pas une grande expérience avec les races de la Horde, qui abordent la classe différemment.

1. Le rôle du paladin

Définir le rôle du paladin est difficile, puisque c’est une classe pouvant être incarnée par différentes races, au sein de différentes factions, et donc avec une perception différente.

Mais dans le cas de l’Alliance, le paladin est souvent vu comme le défenseur des faibles et des opprimés, ainsi que l’instrument de la justice de la Lumière. Il est celui auquel on fait appel quand le temps de la négociation est passé.

Lorsque les prêtres échouent à ramener la paix par les paroles et la diplomatie, que l’ennemi en face est trop puissant et trop incontrôlable et que la dernière option est de le détruire, les paladins interviennent.

Les paladins sont deux symboles différents : avoir un paladin en face de vous signifie que la Lumière en a eu ras la casquette et a décidé d’avoir une petite conversation musclée avec vous pour vous apprendre les bonnes manières. Autrement dit, une très bonne raison d’avoir peur.

Pour les alliés, un paladin est une source constante de motivation. Il est celui qui mène les troupes et les soutient, même lorsque les choses semblent désespérées. Une blessure trop grave pour continuer ? Un paladin qui passe, sort de soin, vous êtes reparti. Un coup de mou, une soudaine perte de moral ? Un paladin qui passe, aura, et vous vous sentez prêt à refaire le portrait au Diable en personne. Une charge adverse impossible à arrêter ? Un paladin qui se place en première ligne, bouclier de Lumière, charge arrêtée. Un démon trop puissant déchaînant des tempêtes de feu sur le champ de bataille ? Un paladin qui s’avance, coup de marteau, plus d’ennemi.

Les paladins sont des guides en situation de danger. Une élite religieuse comme militaire, ils inspirent leurs alliés et sont toujours au premier rang pour enfoncer les lignes ennemies, menant leurs troupes à la victoire.

Alors bien sûr, le fait de jouer un paladin ne vous oblige pas à agir comme un chef de guerre qui a tout vu et tout fait, surtout dans un jeu où la moitié des autres personnages, puisqu’ils sont « originaux » et donc durs, malpolis et irrespectueux, vous enverront balader ou vous cracheront aux pieds. Vous pouvez très bien jouer un paladin novice, ou préférant suivre et soutenir au lieu de prendre directement le commandement. Et, au lieu de constamment être en première ligne sur un champ de bataille, vous pouvez très bien vous contenter de monter la garde devant la cathédrale pour arrêter les bagarres d’ivrognes.

Trasah

Et rester immobile en attendant que quelque chose se passe…

Pendant des heures…

Silencieux…

Tout seul…

Hey, chacun sa façon de jouer !

2. Les pouvoirs du paladin

Le point faisant probablement le plus polémique est celui concernant les capacités du paladin.

Ce qui est certain :

-Les paladins tirent leurs pouvoirs de leur foi en la Lumière. Cela leur confère diverses capacités pouvant être appliquées au soin, à la protection ou à l’offensive.

-Les paladins sont aussi des combattants au corps-à-corps, employant diverses armes allant du très gros marteau à l’épée et au bouclier, et vêtus d’armures qui, si elles existaient réellement, rendraient tout déplacement impossible.

Ce qui doit expliquer pourquoi les personnages du film « Warcraft » se trimballent des déguisements en plastique ridicules.

Ce qui est moins certain :

-Quelles sont les limites du pouvoir accordé par la Lumière ?

-A quel point les paladins sont-ils doués au combat ?

Dans les faits, le paladin est un mélange entre le guerrier et le prêtre : un combattant armé de pouvoirs divins et de très grosses armes, protégé par une très grosse armure, elle-même renforcée par la Lumière s’il vous plaît. Il peut se soigner, se protéger des dégâts, augmenter ses capacités physiques et martiales et diminuer celles de l’adversaire, et si un marteau de deux tonnes ne suffit pas, une lame de Lumière brute fera l’affaire. En résumé, le paladin moyen est supposément capable de mettre une toute belle raclée au guerrier moyen.

Sauf que nous sommes dans World of Warcraft, univers particulièrement permissif s’il en est, qui plus est dans un jeu de rôle, où rien ne vous oblige à jouer un « guerrier moyen » et où vous pouvez, si vous le voulez, aller chercher une armure en Argunite impénétrable, une épée lançant des éclairs et un bouclier projetant de l’acide, et aller démolir le premier paladin qui passe.

Et de même, en tant que paladin, rien ne vous oblige à jouer un demi-dieu qu’il sera impossible de tuer, ou un débutant uniquement capable de servir de lampadaire quand il fait noir. Tout est une question de cohérence par rapport au lore, et de fair-play. Si par exemple vous incarnez un personnage imbattable dont l’armure pourrait contrer le souffle d’un dragon, peu nombreux sont ceux qui voudront jouer longtemps avec vous.

Ainsi, peu de choses sont réellement établies sur les capacités et les limites qu’un paladin devrait avoir. On s‘accorde à dire, pour des raisons évidentes, qu’un paladin manie la Lumière moins « finement » qu’un prêtre, mais à part cela, rien n’est fixé.

Il y en a qui disent que le paladin, en tant que classe « hybride » n’est logiquement pas aussi doué qu’un guerrier quand il s’agit de combat au corps-à-corps. Et il y en a qui disent que le paladin est une élite militaire, qui a reçu un entraînement intensif, et que même sans la Lumière, très peu de combattants au corps-à-corps ont une véritable chance contre lui.

Quelle est la bonne réponse ? Il n’y en a pas.

Si vous avez décidé que votre paladin ne s’était pas réellement spécialisé, vous pouvez lui donner des compétences moyennes dans la Lumière et au corps-à-corps, et lui faire trouver sa force dans la combinaison des deux. Si vous avez décidé qu’il se spécialisait dans les armes aux dépens de sa manipulation de la Lumière, il peut devenir un combattant de premier ordre et un soigneur au mieux correct.

3. Le caractère du paladin

Difficile à déterminer, puisqu’en effet, il existe autant de caractères que de paladins incarnés par les joueurs. Cependant, il existe un élément auquel on ne saurait déroger, à savoir :

Le paladin agit toujours pour ce qu’il pense être la bonne cause. Ses actions sont effectuées dans le but de répandre le Bien. Si jamais le paladin doute de la moralité de ses actions, son lien avec la Lumière peut s’effriter, voire complètement se briser.

Mais s’il y a un large panel de personnalités que vous pouvez donner à vos personnages, il y a aussi des stéréotypes à éviter.

Une erreur qui a été faite plus d’une fois, y compris par moi à mes débuts, est de considérer les paladins comme des espèces de Jedi devant rester calmes et sereins en toutes circonstances et maîtriser leurs émotions de façon à incarner des exemples de vertu. La même erreur est commise par ceux qui les voient monter la garde devant la cathédrale, en silence…

Seuls…

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... Déprimant.

Ces autres joueurs ont parfois tendance à voir les paladins comme des espèces de hippies pacifistes et fragiles, détestant la violence, reclus dans leur cathédrale et vivant loin des réalités du monde en se pavanant dans leurs armures rutilantes, tout en étant prêts à se faire dessus à la vue de la moindre goutte de sang.

Certes, les paladins aiment la paix. Certes, la violence n’est pas leur premier recours. Mais les paladins sont, de base, des personnages animés par la fureur du juste.

Du juste, certes, mais la fureur tout de même.

Comme évoqué plus tôt, les paladins sont les instruments de la justice, le châtiment infligé envers ceux qui commettent le mal. Sans tomber dans un état de berserker semblable à ce que peut devenir un guerrier, qui taperait sur les alliés comme les ennemis, commettre un acte monstrueux face à un paladin est une très grave erreur.

Evidemment, le paladin ne va pas aller écraser le crâne d’un voleur de pain. Mais son devoir est de protéger le monde et de punir les individus malfaisants. Lorsqu’un être sème le chaos et met en danger des innocents, le paladin ne va pas s’embarrasser de morale, de douceur et de retenue. Il va prendre son marteau, aller à la rencontre de cet ennemi et taper dessus jusqu’à ce qu’on puisse le boire avec une paille.

Les paladins sont des militaires. Loin de vivre à l’écart des réalités sordides du monde, ils sont souvent en plein milieu. Ils sont habitués à voir le sang, le leur et celui des autres, et ils sont habitués à le faire couler quand il le faut. De même, ils savent que le monde n’est pas tout rose et tout gai, et que certains êtres peuvent être ignobles sans êtres de terribles mages noirs. Un paladin ne sera pas horrifié en se trouvant dans la même pièce qu’un enfant mort. Mais un tueur d’enfants sera probablement horrifié en se trouvant dans la même pièce qu’un paladin. Car il aura peu de chances de sortir de cette pièce.

 

C’est là mon point de vue sur le roleplay paladin du côté de l’Alliance dans World of Warcraft. Si vous voulez vous lancer dans le rp avec cette classe, j’espère avoir pu répondre à certaines de vos interrogations. Et si vous avez déjà de l’expérience, n’hésitez pas à la faire partager et à donner votre propre avis.

Pour compléter le tableau, voici une très bonne vidéo pouvant compléter vos connaissances sur le sujet :

 

En n’oubliant pas que WoW reste un jeu, fait pour se distraire, et que si vous voulez incarner un chevalier Jedi armé d’un sabre laser, rien ne vous en empêche, d’autant plus que Blizzard a pensé à vous.

Source: Externe

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11 avril 2018

Mes comics de super-héros indépendants préférés

Les comics considérés comme les meilleurs de tous les temps, ou du moins les plus connus, sont pour la plupart publiés par Marvel ou DC qui, sans avoir pris le monopole, font aux autres histoires de super-héros plus d’ombre que Coca-Cola n’en fait à Pepsi. Pourtant, regarder ces deux maisons d’édition sans prendre en compte tout ce qui se fait autour, c’est comme regarder la Tour Eiffel sans s’intéresser à Paris.

Il est difficile pour un comics « indépendant » de passer à la postérité. Comment rivaliser avec Spider-Man, Superman, Batman ou Green Lantern, après tout ?

Et pourtant, certains comics n’ont pas à rougir face aux deux géants que sont Marvel et DC. Et pour vous mettre l’eau à la bouche, je vais vous présenter les œuvres « indépendantes » qui figurent parmi mes préférées.

Je précise que je mets le mot « indépendants » entre guillemets puisque je ne compte pas parler que de publications uniques, mais également de comics publiés par des maisons d’édition spécialisées dans les super-héros bien que moins connues que Marvel et DC, comme Image Comics et Valiant Comics.

 

Invincible

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Le créateur de The Walking Dead, Robert Kirkman, a récemment achevé son œuvre créée avec Cory Walker, Invincible. Cette série de 144 numéros publiée par Image Comics suit les aventures de Mark Grayson, fils d’Omni-man, principal super-héros de la Terre, et accessoirement analogue de Superman doté d’une magnifique moustache.

Cette série mélange réalisme dans les situations et les combats (j’ai mentionné dans un précédent article que les personnages n’hésitaient pas à littéralement se sortir les tripes) et humour, en moquant les codes classiques des histoires de super-héros. C’est une agréable lecture, si vous ne craignez pas de finir mal à l’aise en voyant gicler dents et boyaux.

Vous serez prévenus.

Fox-Boy

Fox-Boy

Je vis en Auvergne. Pour moi c’est plateau de Gergovie, tirage de manivelle et chant dans les bois. Il est donc naturel que, malgré mon amour des super-héros, j’aie eu un moment d'hésitation en découvrant qu’il existait une bande-dessinée narrant les aventures d’un super-héros breton.

Dieu que je m’en suis repenti.

La série de Laurent Lefeuvre compte actuellement deux tomes, plus un numéro faisant intervenir le Garde Républicain, notre Captain America à nous. Elle raconte l’histoire de Pol (je ne me ferai jamais à ce nom), un adolescent bourgeois fan de super-héros, qui, par un concours de circonstances, se retrouve transformé en renard-garou, et qui décide d’entamer une carrière de justicier. En plus de ses aventures, il découvrira l’origine de ses pouvoirs.

Cette série a tout pour plaire, entre des personnages attachants et un univers fantastique qui s’étoffe petit à petit, empruntant à la fois au folklore français et à un univers plus typé science-fiction.

Furious

Furious

Furious, de l’auteur Bryan J.L Glass et le dessinateur Victor Santos, nous propose une héroïne vivante et nuancée, qui essaie de balancer ses problèmes de gestion de la colère et le poids de son passé avec son désir de se racheter et de devenir une héroïne à part entière. C’est l’histoire d’une jeune femme qui parvient à trouver un équilibre entre ce qu’elle veut accomplir et ce qui lui est imposé, le tout symbolisé par la dualité entre le nom qu’elle veut se donner (la Vigie) et celui qui lui est attribué (la Furie).

Watchmen

Watchmen

Ce n’est pas tant l’œuvre classique d’Alan Moore et Dave Gibbons en elle-même que j’ai préférée (bien que je l’aie beaucoup aimée) que l’univers qui a été créé. On y mêle héros hauts en couleur, technologies futuristes et super-pouvoirs avec un cadre réel. Ce n’est pas, comme chez Marvel ou DC, un monde de super-héros, mais un monde où l’on trouve des super-héros. Et c’est l’un des seuls comics de super-héros, à mon sens, où il est impossible de définitivement choisir un camp dans le conflit.

Faith

Faith

Je dois le confesser ; ce qui a d’abord piqué ma curiosité quand j’ai vu ce comics, c’est, vous vous en doutez en voyant l’image ci-dessus, le fait que l’héroïne soit vêtue de blanc et de bleu.

Hm ? Que pensiez-vous que j’allais dire ?

Faith Herbert s’est fait connaître dans les pages de Harbringer, un comics publié par Valiant Entertainment. Au vu de sa popularité, elle a reçu sa propre série, écrite par Jody Houser et dessinée par Pere Perez (essayez de le dire dix fois rapidement) et Marguerite Sauvage. Cette héroïne geek, fan de jeux de rôle, combat le crime après être devenue une célébrité, tout en gérant sa vie privée. Rien de particulièrement original, et pourtant, très agréable à lire. L’histoire a beau être légère et amusante par moments, les affrontements sont sérieux, et les enjeux donnent l’impression d’être bien présents, contrairement à ce que fait actuellement Marvel avec ses voyages dans le temps et l’espace et ses personnages/mondes/univers qui meurent et renaissent à volonté.

L’univers partagé des comics Valiant Entertainment s’étoffe depuis un certain temps maintenant, et réussit à être aussi varié et vivant que celui de Marvel. Il offre des personnages attachants qui vont et viennent entre les titres, avec des caractères bien définis. Faith est l’un de ces personnages, et c’est avec plaisir que je continue à suivre ses aventures.

Masqué

Masqué

En plus d’être mon comics « indépendant » préféré, la mini-série Masqué de Serge Lehman et Stéphane Créty doit bien compter parmi mes comics préférés tout court. C’est bien simple, tout est là.

Cette œuvre fait suite à la série La Brigade Chimérique du même auteur, où l’on assistait à la disparition des surhommes européens, supplantés par les américains. Masqué raconte leur retour au travers de Frank Braffort, un vétéran traumatisé par la guerre qui, dans une Paris devenue métropole ultra-futuriste du niveau d’une New York, est choisi par une mystérieuse énergie, le Plasme, pour acquérir des pouvoirs.

Ce récit s'inscrivant dans l'univers de l' "Hypermonde" porte le double héritage des précédentes œuvres de Serge Lehman et de la fiction française fantastique en général, à la fois au sein de l’univers intra-diégétique et en tant qu’œuvre. Ajoutons à cela des personnages développés, une ambiance à la fois très orientée science-fiction et réaliste, et nous avons une œuvre de super-héros qui frise la perfection. Un excellent mélange entre une fiction accaparée par les Etats-Unis et la touche française.

Je ne peux vous recommander qu’une chose : prenez d’assaut les librairies, envahissez les sites  de vente en ligne, et procurez-vous le plus vite possible les quatre tomes de cette série. Avec un peu de chance, cela convaincra l’auteur de finalement l’écrire, ce deuxième cycle.

 

Voilà une liste de mes six comics de super-héros indépendants préférés, que je vous encourage à découvrir, ou redécouvrir. De même, n’hésitez pas à explorer de votre côté. Car n'oubliez pas que si l’univers des super-héros est une immense forêt, les éditions Marvel et DC ne sont que deux très, très gros arbres.

 

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10 février 2018

Hall of Fame

Si vous pénétrez tout juste dans l’univers des comics de super-héros, nul doute que vous avez quelques difficultés à trouver par où commencer. Des comics, il y en a des  milliers, des bons, des moins bons, des longs, des courts, des amusants, des violents, bref, vous pourrez toujours trouver un titre de super-héros qui vous plaira. Et si vous voulez développer votre culture des comics et briller dans les conventions, il vous faut faire la connaissance de quelques figures importantes.

Les « figures importantes » des comics de super-héros sont très nombreuses. Je vais ici parler des créateurs que je considère comme les plus centraux dans l’histoire des super-héros ; ces noms-ci vous serviront de base solide pour étendre vos connaissances de cet univers d’une richesse sans équivalent.

 Jerry Siegel et Joe Shuster

Jerry Joe

Dans tous les domaines il y a des pionniers, ceux par qui tout a commencé. Dans le cas des super-héros, il s’agit de Jerry Siegel et Joe Shuster. Ces deux jeunes auteurs sont responsables, en 1938, de la création d’un personnage tout à fait inédit, aux aventures publiées chez Action Comics. Une cape rouge, un haut bleu, un slip par-dessus le pantalon, des pouvoirs de demi-dieu, le dernier survivant d’une planète éteinte, Superman est né. Et le monde (le mien en tout cas) n’en est devenu que plus brillant.

Dans les années 30, les droits d’auteur ne sont pas exactement ce qu’ils sont à présent. Siegel et Shuster ont rapidement perdu tout droit sur leur bébé, et ont tenté à plusieurs reprises de les récupérer en attaquant DC Comics, sans succès. Actuellement, Superman est le porte-étendard de DC, et ses deux créateurs sont loin d’avoir reçu les fruits de leur labeur. Mais l’univers des comics leur sera à jamais reconnaissant.

Bob Kane et Bill Finger

Bob Bill

Lorsque quelque chose marche à un niveau national, international, voire planétaire, quelle est la réaction logique ? En profiter, bien sûr ! Après le succès de Superman, les super-héros font leur entrée dans le monde, avec en 1939 le second en date, voyant le jour chez Detective Comics et créé par Bob Kane et Bill Finger : voici Batman.

Stan Lee

Stan Lee

Parler de Marvel ou même de super-héros sans penser à Stan Lee, c’est comme parler de Disney sans penser à Walt Disney. Si les super-héros sont ce qu’ils sont actuellement, c’est en grande partie grâce à lui. Avec à ses côtés entre autres Steve Ditko, Jack Kirby et John Romita, Stan « The Man » Lee nous a présenté des personnages humains, faillibles, auxquels on pouvait s’attacher, dont les difficultés concernaient aussi bien leur rôle de super-héros que leur vie quotidienne. Vous les connaissez comme moi mais nommons-en certains malgré tout : Spider-Man, Daredevil, les X-Men, Thor, Iron Man, Hulk, je pourrais écrire trois pages rien qu’avec les noms de ses enfants de papier. Aujourd'hui, Lee est une icône pour les fans de comics, adoré ou détesté, son influence est cependant indéniable. A 95 ans, notre générateur à idées préféré est toujours aussi plein d'énergie, et nous lui souhaitons encore de belles années.

Jack Kirby

Jack Kirby

Puisque nous avons évoqué Jack Kirby, nous pouvons nous arrêter un temps sur ce génie un peu trop méconnu. Jack Kirby a tout fait, entre DC et Marvel. Auteur et dessinateur, ses co-créations incluent Captain America avec Joe Simon, Les Quatre Fantastiques, Hulk et les X-Men avec Stan Lee, et, chez DC Comics, il est à l’origine du « Quatrième Monde » et des Nouveaux Dieux, dont fait partie le bien connu Darkseid. Jack Kirby a connu de nombreuses frustrations, estimant ne pas avoir reçu le traitement qu’il méritait suite à ses très nombreuses contributions. Une partie de la gloire qu'il aurait dû recevoir a peut-être été attribuée à Stan Lee, mais nous n'oublions pas, Jack. Nous n'oublions pas.

Frank Miller 

Frank Miller

Comme l’ont dit de grands philosophes, il est capable du meilleur comme du pire, mais c’est dans le pire qu’il est le meilleur. Frank Miller est surtout connu pour avoir, d’un côté, fourni deux des meilleurs comics de Batman et révolutionné le personnage, et, d’un autre côté, pour avoir massacré son propre travail.

Parlons brièvement pour commencer de ses contributions chez Marvel. Ne mentons pas, Frank Miller est à l’origine de grands changements, tous positifs, pour les personnages de Wolverine et Daredevil ; nous pourrions même dire qu’il a fait de Wolverine celui qu’on connaît actuellement.

Pour en revenir à Batman, Miller est également celui qui a permis au personnage de devenir celui que nous connaissons et aimons aujourd'hui. Son œuvre The Dark Knight Returns dépeint un Bruce Wayne âgé dans une Gotham City dystopique. Tout est plus sombre, plus violent, en contraste très net avec la légèreté des comics de cette époque. Cette œuvre a donné un nouveau souffle au Chevalier Noir, et cette noirceur est devenue l’atmosphère à part entière de tous les comics de Batman jusqu’à ce jour.

Et c’est là que les choses ont dérapé.

Peut-être parce qu’il n’aime pas travailler avec des matériaux existants, qu’il veut aller toujours plus loin que ce qui est communément accepté comme la norme, il a écrit The Dark Knight Strikes Again et All-Star Batman and Robin the Boy Wonder. Si dans l’œuvre originale Batman était un personnage troublé, sombre, à l’esprit éreinté et peut-être fracturé mais conservant une forme de noblesse, dans ces œuvres-ci, il se transforme en un véritable psychopathe sadique et vulgaire, avec la sensibilité d'une masse d'armes. Et ne mentionnons pas son traitement de Superman, qui va de passable dans The Dark Knight Returns à insultant dans ses autres oeuvres, dans l'idée de confronter un Batman rebelle et dur à la limite de la cruauté mais toujours juste à une icône du conformisme et de la mollesse des puissants.

Alan Moore 

Alan Moore

Aussi appelé Jésus, le Messie, Dieu et Sylvain Durif le Christ Cosmique par de nombreux fans, Alan Moore est vu comme une légende vivante dans le monde des comics. C’est celui qui a apporté la révolution, qui a traité les comics comme un art à part entière, au même niveau que le roman. Il a fourni des œuvres considérées comme parmi les meilleures de l’histoire des comics, quand elles n’ont pas tout simplement changé les comics. Son œuvre Watchmen a, avec The Dark Knight Returns, introduit à l’univers des super-héros une ambiance sombre et réaliste que d’innombrables artistes ont tenté de reproduire, avec plus ou moins de succès. Il y a dans le monde des super-héros un avant Alan Moore et un après Alan Moore. Ses autres œuvres incluent, mais ne se limitent pas, à Miracleman, Whatever happened to the man of tomorrow, Hellblazer, V pour Vendetta et le cultissime The Killing Joke, dont vous avez forcément vu une référence à un moment donné si vous vous êtes un minimum intéressés au Joker.

Grant Morrison

Grant Morrison

Grant Morrison est un auteur très prolifique, ayant notamment travaillé chez DC Comics sur Superman et Batman, dont il a fourni des titres aujourd'hui célèbres, tels que All-Star Superman. Il est également l'auteur du livre Supergods, un essai sur les comics et le mythe des super-héros.

Mark Millar

Mark Millar

Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Mark Millar a laissé sa marque sur les comics de super-héros. Ayant travaillé chez Marvel comme chez DC, il a fourni des récits exceptionnels, de Civil War, qui est pour moi le plus grand de tous les arcs de Marvel, à Superman: Red Son, en passant par The Ultimates, une réinvention des Vengeurs dans un contexte plus “moderne”. Comprenez, un Captain America ultra-patriotique, un Hulk cannibale, Ant-Man et la Guêpe menant le concept de violences conjugales à un autre niveau...

Vous l’aurez compris, la marque de fabrique de Mark Millar est une violence très prononcée. Considérez-le comme le George R.R. Martin des super-héros.

Mais cette tendance se retrouve surtout dans ses œuvres personnelles, pour lesquelles il est plus connu. Je pense notamment à Wanted, où les super-héros ont été exterminés par une alliance de super-vilains, ou Kick-Ass, qui raconte l’histoire d’un jeune homme tout à faire ordinaire décidant un jour de devenir un super-héros.

 

Ce ne sont là que des exemples choisis tout à fait subjectivement, mais qui peuvent servir de base si vous cherchez à vous trouver un style pour commencer dans les comics. Différents auteurs, différentes façons d'appréhender les super-héros et les comics en général. Il y en aura probablement parmi eux qui attireront l'attention des jeunes fans. Et si ce n'est pas le cas, dites-vous qu'il y a des centaines d'auteurs qui n'attendent plus que vous.

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07 décembre 2017

Sur un plateau

Quand on écrit des histoires, le plus difficile est de créer. Les personnages, l’univers, la temporalité. Les histoires, quand on a tout ça, viennent bien plus facilement. Demandez à Christie Golden ce qui est le plus pratique entre créer des histoires à partir de rien et écrire des romans sur des univers pré-existants comme Star Wars ou Warcraft, la réponse viendra sûrement rapidement.

Les super-héros ne dérogent pas à la règle. Surtout maintenant, même, à une époque où il y en a partout, de toutes les sortes, de toutes les couleurs, de toutes les tailles… Pour créer un super-héros original, c’est-à-dire qui ne soit pas une parodie, une caricature ou un analogue d’un personnage déjà présent, il faut lui trouver une identité, donc une vie hors du costume ; un ou des pouvoirs, ou des capacités spéciales ; un nom ; une tenue ; et surtout, une origine. Il faut partir de rien, avec pour seul repère notre inspiration.

Pour des auteurs inexpérimentés, mal à l’aise avec l’idée de créer des héros à partir de rien ou préférant se concentrer sur des histoires plutôt que sur la création d’un personnage, il existe une solution toute simple : les personnages libres de droits.

Vous pensez qu’il y a des milliers de super-héros existant à travers le monde ? Il y en a des dizaines de milliers. Ceux dont vous suivez les aventures régulièrement en lisant vos comics préférés publiés par Marvel, DC ou Image Comics (Invincible et Spawn notamment) ne sont que le fragment ayant, grâce à leur popularité, leur ancienneté, leurs histoires de meilleure qualité ou un pur hasard, survécu jusqu’à notre époque sans tomber dans l’oubli.

Pour un super-héros ayant perduré, il y en a une bonne dizaine qui ont complètement disparu des mémoires, et des pages imprimées. Pour beaucoup, leur création remonte à l’Âge d’Or des comics, c’est-à-dire le tout début de l’ère des super-héros. La frénésie entourant Superman, Batman et leurs amis les plus connus a été pour beaucoup de jeunes auteurs l’opportunité de se faire connaître et tenter de gagner leur vie en créant de nouveaux personnages vivant leurs propres aventures.

Pour les maisons d’édition, l’intérêt de ces justiciers costumés pouvait se résumer à un seul mot : ARGENT.

Seulement, n’est pas Bob Kane qui veut. Beaucoup des super-héros créés à cette époque souffraient d’un univers, de pouvoirs ou de propriétés manquant de richesse ou d’originalité, ce qui les empêchait de jouir de la popularité de leurs aînés. Quand ils n’attiraient pas tout simplement l’ire de maisons de publication plus puissantes, comme ce fut le cas pour Captain Marvel, acquis par DC Comics suite à une attaque en justice motivée par sa ressemblance avec Superman. Et, de façon plus générale, les maisons d’édition à cette époque disparaissaient aussi vite qu’elles étaient apparues, et, avant de s’éteindre, n’ont pas pensé à renouveler les droits d’auteurs concernant ces héros et leurs univers respectifs. Il est donc impossible de clamer posséder une propriété intellectuelle. Et dans de nombreux cas, les maisons ayant racheté ces productions ont oublié de racheter les droits de leurs créations.

Quel fut le résultat ? Eh bien, beaucoup de ces personnages, dont les aventures ont pris fin abruptement, quand ils n’ont pas été rachetés par les grands pontes de l’édition de comics, sont tout simplement passés dans le domaine public. Ce qui signifie dans la plupart des cas qu’il n’y a plus de droits de publication qui leur sont attachés et que la propriété intellectuelle ne s’applique plus. Donc, il est possible pour n’importe qui de les utiliser dans des œuvres de fiction personnelles.

Cela offre aux auteurs en devenir toute une flopée de personnages à faire revivre, retravailler, réadapter dans des histoires inédites, que ce soit pour ressusciter un personnage pour qui ils ont eu un coup de cœur ou les inclure dans leurs propres histoires, pourquoi pas les faire interagir avec leurs propres créations.

On en trouve à toutes les sauces, offerts à l’imagination des auteurs qui souhaiteraient s’en servir et se les approprier pour leur donner un nouveau souffle. Les auteurs Jim Krueger et Alex Ross ne s’en sont pas privés, et sont allés piocher dans cet immense répertoire des héros qu’ils ont mis en scène dans le comic Project Superpowers, incluant parmi les personnages principaux Fighting Yankee, Green Lama, Daredevil (Différent de celui que nous connaissons tous) et Black Terror, un héros qui, bien qu’ayant été utilisé sans représailles de la part de la Warner, ses supposés ayant-droits, est considéré comme un personnage à risque.

Les auteurs de Project Superpowers ont même eu la bonne idée, à la suite de leurs histoires, de présenter des dessins montrant des super-héros de l’âge d’or des comics. Des fresques de toute beauté, avec le potentiel d’inspirer plus d’un auteur ou dessinateur.

héros libres de droits

(Osez me dire que votre imagination n'est pas stimulée)

Pour ceux d’entre vous parlant anglais, il existe un Wiki recensant les super-héros appartenant au domaine public, que vous pouvez retrouver à partir de ce lien : http://pdsh.wikia.com/wiki/Public_Domain_Super_Heroes

Depuis mon bureau, qui n’est pas le moins du monde situé dans une chambre mal rangée de jeune adulte français sans emploi, je peux presque vous entendre demander : Pourquoi reprendre des personnages ayant été balayés par des héros plus populaires ? Comment pourrais-je rendre intéressant un personnage qui n’a pas réussi à séduire le public, autrement moins difficile, des années 40 ?

A cette question, je vous répondrai : The Escapists.

Il s’agit d’un comic de Brian Vaughan, qui constitue une sorte de suite au best-seller Les Extraordinaires aventures de Kavalier et Clay, de Michael Chabon.Si le roman en lui-même est un chef-d’œuvre, c’est ici le comic qui nous intéresse, puisqu’il raconte l’histoire d’un jeune auteur fan du super-héros The Escapist créé par Kavalier et Clay, au point d’en racheter les droits pour créer de nouvelles histoires avec ses collègues. Ils gardent l’identité, ils changent les personnages, ils changent le ton… ils font ce qu’ils veulent, uniquement inspirés par leur intérêt pour le personnage.

Comme cela a été fait pour Superman, dont l’histoire a connu d’innombrables variations au fil des années, il est parfaitement possible de modifier un personnage pour l’actualiser, l’accorder avec notre époque et lui faire gagner en profondeur.

Mais il ne faut pas se fourvoyer : les super-héros appartenant au domaine public ne sont pas que des personnages de l’Âge d’Or dont les droits ont échappé à leurs créateurs. Je souhaiterais pour poursuivre vous présenter Vito Delsante.

Vito Delsante

(Avec moi : "Bonjour Vito Delsante")

Vito Delsante est un auteur de comics qui a travaillé pour Marvel et DC, ainsi que sur le comics Scooby Doo. Selon le Wiki des super-héros du domaine public, ce Père Noël de la pop culture a eu l’idée, en 2011, de créer une centaine de personnages, héros comme vilains, qu’il a directement donnés au domaine public. Ce qui offre des dizaines de personnages supplémentaires qu’il est possible d’utiliser sans retenue, avec la seule contrainte qu’il faut citer Vito Delsante comme leur créateur original à chaque utilisation. Certains de ces personnages peuvent être retrouvés sur le Wiki des super-héros du domaine public.

Reprendre des héros déjà existants n’est pas, contrairement à ce qu’on pourrait croire, une solution de facilité, un exercice simple pour produire des histoires bon marché. Il peut être plus stimulant pour l’esprit de prendre un personnage incomplet, ancien, laissé pour compte, et de le retravailler pour en faire un protagoniste crédible pour notre époque, intéressant et original. Recréer ses origines, lui inventer des alliés, des méchants, revoir son costume pour les dessinateurs. Tout cela est un travail qui nécessitera beaucoup d’efforts, et pourrait, à terme, permettre à d’ambitieux auteurs de redonner un souffle de vie à des personnages qui auraient eu le potentiel de suivre Wonder Woman, Superman ou Shazam au premier plan de l’univers des comics de super-héros.

 

Voilà pour ce petit article, j’espère qu’il vous aura plu, et, peut-être même, inspirés pour certains d’entre vous. N’hésitez pas à le partager pour que vos connaissances fans de super-héros et auteurs/dessinateurs en devenir puissent, peut-être, venir piocher des informations intéressantes. Et en guise de conclusion, je laisse ici des images de quelques-uns de mes favoris parmi les super-héros de l’Âge d’Or des comics :

Radior

Radior

American Crusader

American Crusader

American Eagle

American Eagle

Airman

Airman

Raven

Raven

Pyroman

Pyroman

 

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